Présentation du territoire
Le dossier complet de candidature du Pays d'art et d'histoire des vallées d'Aure et du Louron est consultable au bureau du Pays d'art et d'histoire (Arreau), au CEDAS (Ancizan), à l'Office de Tourisme de Vielle-Aure et à la librairie Lis'Arts (Arreau).
->Télécharger le dossier de candidature (table des matières)

Le Pays d'art et d'histoire des vallées d'Aure et du Louron est situé en plein cœur de la chaîne des Pyrénées, en périphérie du Parc National, et à la frontière avec l’Espagne. Une cinquantaine de villages s’animent en véritable "Pays" autour d’Arreau, petite "cité patrimoine" à la confluence des vallées d'Aure et du Louron.

Vallée d'Aure :
Ancizan, Aragnouet, Ardengost, Arreau, Aspin-Aure, Aulon, Azet, Barrancoueu, Bazus-Aure, Bourisp, Cadéac, Cadeilhan-Trachère, Camous, Camparan, Ens, Estensan, Fréchet-Aure, Gouaux, Grailhen, Grézian, Guchan, Guchen, Ilhet, Jézeau, Lançon, Pailhac, Sailhan, Saint-Lary-Soulan, Sarrancolin, Tramezaïgues, Vielle-Aure, Vignec.

Vallée du Louron :
Adervielle-Pouchergues, Armenteule, Avajan, Bareilles-Is-Pouys, Bordères-Louron, Ilhan, Cazaux-Debat, Cazaux-Fréchet-Anéran-Camors, Estarvielle, Génos, Germ, Loudenvielle, Loudervielle, Mont, Ris, Vielle-Louron.

Quelques repères historiques

A la faveur d'un réchauffement interglaciaire des vallées, qui attire la faune sauvage au
Paléolithique Moyen (entre 300 000 et 30 000
avant notre ère), un premier peuplement de chasseurs s'installe dans les vallées d'Aure et du Louron.
Plus tard, dans la 2ème moitié du
Néolithique Ancien (entre 5 000 et 4 500 ans avant notre ère), la montagne commence à être saisonnièrement explorée par les premiers agro-pasteurs, pour des pâturages alors très extensifs et itinérants.

A l'époque Gallo-romaine, les vallées d'Aure et du Louron ont profité du rayonnement de Lugdunum Convenarum (Saint-Bertrand -de-Comminges), une cité proche et prospère qui sera bientôt l'avant-poste de la chrétienté pour la montagne.
Pour preuves, des autels votifs d'époque romaine aux abords des sources thermales ont été découverts, et aujourd'hui, nous pouvons encore voir des pierres funéraires "réemployées" aux murs des églises. A cette époque, la vallée d'Aure était traversée par une voie antique, la Ténarèze, qui permettait de traverser les Pyrénées centrales depuis l'Aquitaine vers les plaines de l'Ebre en Espagne.
Cette voie suivait la rive gauche de la Neste d'Aure puis remontait la vallée du Rioumajou pour passer le port de Plan ou du Rioumajou.

Au Moyen Age, il y eut de nombreux échanges avec l'Aragon et le Piémont. En effet, à la frontière espagnole, les cols ("ports") étaient très fréquentés, et les vallées d'Aure et du Louron très liées aux vallées espagnoles frontalières (Bielsa, Gistain, Vio) : passages de pèlerins, marchands, mais également contrebandiers, bandits, etc. Des traités de commerce et de bon voisinage (les "Lies et passeries") règlementaient l'utilisation des pâturages de montagne entre les 2 versants. Même en temps de guerre, ces relations n'étaient pas altérées. Quant aux pèlerins qui se rendaient à Saint-Jacques-de-Compostelle, ils traversaient la vallée d'Aure en empruntant la voie du Piémont pyrénéen. C'est pour cette raisons que la vallée d'Aure est jalonnée d'hospices et hôpitaux, autrefois tenus par des religieux (dont ceux de l'Ordre des Chevaliers Hospitaliers de Saint-Jean dits aussi de l'Ordre de Malte).

A partir du XVIe siècle, il y eut toujours plus d'échanges et d'ouverture vers l'extérieur : période où la riche Espagne (époque des conquistadors) achète des denrées aux vallées françaises (draps, laine, cuir, fromage, etc.). Les vallées françaises bénéficient de cette richesse et l'économie locale devient plus prospère.
Des bourgs manufacturiers émergent, ainsi qu'une petite bourgeoisie rurale. Les communautés villageoises en profitent pour agrandir et embellir leurs églises.


De part l'isolement géographique des vallées d'Aure et du Louron,
la Révolution française arrive très lentement dans la vallée d'Aure et n'ira pas plus loin que Sarrancolin et Arreau.
Le XIXe siècle a été une période très importante avec l'apogée  de la démographie dans les vallées, au cœur d'une société  agropastorale qui vit en autarcie. De plus, les avancées technologiques de ce siècle ont profité aux vallées, avec de gros chantiers en cours : la Route Thermale n°1 (de Bagnères-de-Bigorre à Bagnères-de-Luchon); le Chemin de fer ; le Canal de la Neste ;
les barrages hydrauliques...
Puis au XXe siècle, après la Grande Guerre, des chantiers hydroélectriques voient le jour au fond des vallées d'Aure et du Louron. Dans les années 1950, Saint-Lary joue la carte du
tourisme, suivie quelques années plus tard (dans les années 1970) par le Louron, afin de remédier à la désertification de ces vallées, au moment où la démographie est à son plus bas. Aujourd'hui, les vallées d'Aure et du Louron développent un tourisme multiforme (sports d'hiver, thermalisme, randonnée, etc.), et la valorisation du patrimoine est largement prise en compte :
création de nombreux équipements et structures bien répartis sur tout le territoire ; labellisation "Pays d'art et d'histoire" en janvier 2008.
 
Remploi stèle gallo-romaine
Eglise d'Aneran



Chapelle d'Agos



Maison Oustalet - Ancizan



Centrale hydroélectrique (SHEM)
Vallée du Louron